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Afrique du Sud, la région de Cape Town

Partir, pour voir, pour sentir, pour entendre, pour découvrir, pour s’abreuver de la diversité, pour réaliser un rêve…Partir seule pour vivre un moment singulier entre rencontre et partage, partir pour se prouver que malgré le grand âge c’est encore possible, pour peu que ta capacité à t’émerveiller est intacte.

C’est à l’issue de pensées comme celles là récurrentes, lancinantes même, que je me décide un jour à aller en Afrique du sud dans la région de Cape Town.

Parce que partir seule parfois déclenche des interrogations pouvant amener de la culpabilité, je trouve alors mon alibi incontournable «le séjour linguistique».

J’arrive à Cape Town une semaine avant le début des cours. J’ai réservé un super B&B à Sea-Point. C’est donc de là que j’irai à l’école tous les matins et c’est de là que je vous emmène pour une belle virée à Cape Town et sa région.

La ville du Cap et ses surprises

Très confortable la ville et ses banlieues: bus, taxis, UBER sont prêts à vous conduire là où vous voulez. Les gens sont très accueillants, ils vous renseignent, vous conseillent, un vrai plaisir. Si vous respectez les

informations relatives à la sécurité qui vous seront données par des «modérés», circuler dans Cape Town sera un vrai plaisir.

Je vais en centre ville ce matin, hâte de découvrir «Green Market Place»!

Mais des gens un peu perdus, parfois même un peu hagards, déambulent…Ils ont envahi le marché et ses abords et pas seulement… Des appels à l’aide écrits sur des cartons sommaires…Des migrants…toute l’Afrique la plus pauvre semble s’être donnée rendez-vous ici.

Partout des foyers de fortune cuisent un repas sous l’œil attentif des «mamma». De bons fumets s’en échappent. Pour autant, l’ambiance n’est pas à la joie, c’est une détresse sans nom qui s’offre à mes yeux.

J’avise la cathédrale, j’y entre pour au moins «me signer»…Impossible… ce lieu de prières n’en est plus un.

Dieu reçoit…

Des lits de fortune sont installés partout…des cordes à linges, tendues entre les mains accueillantes des Saintes statues, reçoivent les fraîches lessives de ces trousseaux de fortune…J’en vois qui dorment, qui se reposent, qui pleurent, qui troquent, bref toute la détresse humaine que je fuis n’étant pas spécialement courageuse….Et oui chaque pays dans ce monde a son lot d’invités surprises.

Sans aucune hypocrisie, j’irai visiter quand même Cape Town. Elle me plaira cette cité où l’ancien côtoie le nouveau. Cette ville verte, propre, débordant d’arts, d’adorables échoppes, marchés aux fleurs, restaurants cosmopolites, preuves vivantes de la tolérance de ce peuple qui a su rebondir… Tout m’émerveille…

Je m’attarderai à Bo-Kaap, ce quartier aux maisons très colorées qui signent la révolte d’un peuple à qui on avait imposé le noir…Une pure merveille qui en rajoute au sens de cette «nation Arc-en-ciel»

Je flâne longtemps et fini par entrer dans un petit restaurant Éthiopien. Une belle découverte! Par ses notes subtiles à défaut de me panser l’âme, me feront du bien au corps.

Visiter Captown longtemps en séjournant à Sea-Point

Sea-Point, point stratégique pour faire sans cesse de longues promenades sur un front de mer aménagé avec tellement de soin. Larges avenues piétonnes où se croisent les sportifs, les familles avec enfants et animaux de compagnie. D’un coté l’océan à perte de vue et de l’autre Table Mountain et Lion’s Head majestueuses …L’iode, les embruns, l’appel des oiseaux de mer font le reste.

Je ferai souvent ces kilomètres à pieds pour rejoindre «Water-Front», zone d’activité intense: son port de plaisance, son aquarium, son centre artisanal, ses espaces piétons, ses galeries d’art, ses restaurants, ses terrasses où se produisent des artistes, chanteurs, danseurs pour le plus grand bonheur des visiteurs !

Water-Front est un lieu prisé pour les sorties pédagogiques, il m’est donné d’assister au repas des raies organisé par des plongeurs avec aux premières loges une cinquantaine d’ enfants éblouis, médusés…

A l’extérieur les chanteurs et danseurs se sont installés… Voilà un peuple qui ne semble pas du tout morose, ils rient très fort, s’interpellent, occupant tout l’espace sans retenue…

Tout cela me ravit, moi qui ai eu mon adolescence bercée (ou plutôt secouée) par la «musique» de leur lutte. Je me réjouis de les voir ainsi. Mandela a fait du bon travail! Je pense alors : «Merci Madiba, je suis bien chez Toi»

Ne manquez pas le Shooting sur Cape Town et Sea Point!

Rolande Murat

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