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Sergio Falchi: le pur sang

Je ne me souviens pas comment commençaient mes journées avant de rencontrer Sergio Falchi.

Depuis que je l’ai découvert j’ai l’impression que ma vie est devenue plus intense… au moins pour quelques jours…

En réalité le temps d’une interview…

Sergio Falchi, jeune réalisateur de 39 ans, a accepté le défi d’Emotionletter et s’installe sur notre divan…

Jamais interview a été autant attendue!

Pourquoi?

Parce que je crois aux signes…

Parce que les circonstances de notre premier entretien téléphonique ont été tellement étranges que j’ai eu l’impression que ce jeune, il fallait le “mériter”!

Parce que choisir un bar où se rencontrer a été aussi difficile que de choisir un endroit pour se marier.

Parce que je croulais sous les informations: à chaque fois que je consultais une page, un post, un site je découvrais une autre facette de lui …

Parce que mon intuition me murmurait de rencontrer ce personnage hors du commun…

Parce que je me fie toujours à mon intuition…

Écrire sur Sergio Falchi c’est comme vouloir résumer l’histoire du cinéma en deux lignes!

Tellement à découvrir! Chaque couche en cache une nouvelle…

J’ai été happée par la tornade Sergio Falchi…

Une rencontre aussi épuisante que stimulante, le parfait paradoxe!

La rencontre

Un jeune homme grâcieux entre dans le bar. Manteau sombre, port de tête altier. C’est lui. Sergio Falchi.

Un rire sincère qui plisse ses yeux et va droit au cœur. Il a peu dormi. Le regard est fatigué mais pénétrant et on devine facilement que derrière ses yeux délavés le cerveau est en effervescence.

Généreux, il sait rendre sa compagnie agréable et transmettre son enthousiasme. C’est un joyeux bavard, même ce qu’il ne devrait pas dire il le dit quand même, pour ensuite s’assurer que ce ne sera pas révélé. Un côté naïf, touchant. Il parle de tout sans aucun tabou et accompagne ses paroles de grands gestes et d’un regard fiévreux… il ne raconte pas sa vie, il l’interprète. Il s’agit là d’un homme “compliqué” qui progresse dans la vie avec un certain sentiment de culpabilité

Sergio Falchi n’a qu’une seule certitude… celle de n’en avoir aucune! Il est ambivalent, plein de contradictions, quelquefois ferme, intransigeant et la seconde d’après drôle… la complexité d’une personne sensible.

Il rit souvent. Mais derrière ses rires on sent poindre un soupçon de mélancolie, de tristesse je dirais (même si je sais que cela ne lui plaira pas), peut-être à cause de toutes ces questions sans réponse qui se bousculent sous son crâne?

Franc, avec quelques citations en tête dites au moment opportun. Il n’est pas du style à nous tartiner de sa culture et de ses connaissances, il n’en a pas besoin, deux mots échangés avec lui et déjà j’ai compris que ce n’est pas de la poudre aux yeux.

Sergio est un pur sang et comme lui, il court en paroles et en pensées, s’arrête, change de direction, galope de nouveau comme font ces chevaux un peu fous qui courent, crinière au vent, ivres de liberté. Ils n’obéissent qu’à une seule chose: leur passion.

Celle de Sergio c’est la réalisation.

Sergio, l’homme

Dire qu’il est réalisateur est un peu trop réducteur, mais c’est ainsi qu’il se présente!

Entre nous, je peux vous avouer qu’il écrit des histoires et des poésies, il joue de la guitare, court, a fait des études de biologie… d’ailleurs c’est un amoureux de la nature, il adore les longues promenades avec son chien…

Solitaire alors?… oui, quand il le désire, sinon il aime être en bande et est assez populaire parmi ses amis.

Le mot qui lui va comme un gant est Emotion.

D’ailleurs à ma demande pourquoi avoir accepté une interview avec moi? Il me répond: à cause du nom de votre revue! Avec un nom pareil j’ai aussitôt pensé que l’interview allait être un peu spéciale…

Et elle l’est!

Sergio est resté dans le sofa d’Emotionletter pendant 3 heures.

3 heures où nous avons abordé tous les sujets excepté ses films. La famille, la jeunesse, ses rêves, ceux perdus et ceux à réaliser, ses passions, l’amour… aucun argument n’a été laissé de côté.

Il a joué le jeu de bonne grâce, avec enthousiasme, avec embarras, avec bonheur et parfois avec même un peu de nostalgie.

Sergio, le réalisateur

Son amour du cinéma commence dès le lycée…Il rêve déjà alors de se dédier au septième art, mais la vie, sa jeunesse, les exigences, la famille… lui font prendre une autre direction. Pourtant, dans son cœur, son affection pour le grand écran demeure. A peine en a-t-il la possibilité qu’il suit un cours de photographie et un autre d’écriture puis commence à penser à son premier court métrage.

En 2017 après des hauts et des bas et diverses difficultés, Sergio le réalisateur nait enfin avec Flamingos, son premier court métrage couronné de succès dans plusieurs festivals.

Ce que j’ai fait une fois je peux le refaire, est devenu son mantra. Il prend son envol et rien ni personne ne l’arrêtera.

Une évidence s’impose à lui, celle d’être au bon endroit au bon moment. Sa vie est là, au cinéma, derrière la caméra où disparaissent toutes ses incertitudes, où il sait se montrer ferme quand il le faut, où il sent battre son cœur, où il a finalement trouvé le bonheur. Sa vocation est là…

Il pouvait devenir médecin, chercheur, professeur… mais l’appel de la réalisation coulait dans ces veines, impossible de résister!

Fort de cette révélation, après Flamingos succède Senza te (Without you), puis deux autres projets pour 2022.

Sergio-réalisateur est comme l’eau d’un fleuve qui trouve un passage et s’écoule chaque jour plus forte, plus puissante, renforcée par tous les ruisseaux qui la rejoignent.

Les migrants, la solitude, l’amour sont autant de sujets que Sergio traite de main de maitre avec émotion et une touche de pudeur où ce qui n’est pas dit est plus fort que ce qui est déclamé.

Dans ses films, le réalisateur sait laisser une place au spectateur, à l’imagination, aux sensations en alternant les rythmes et utilisant les métaphores…pour qui sait lire entre les lignes.

Les films de Sergio sont à son image, riches d’enseignements, de réflexions, sensibles et émouvants… Nous pourrions dire que dans les productions du jeune réalisateur “Les choses s’ accrochent … comme des wagons, l’histoire avance sur ses rails, le public-voyageur ne quitte pas le train, il se laisse véhiculer du point de départ au terminus et il traverse des paysages qui sont des émotions” (Truffaut)

Le bar se vide.

Je reste seule avec Sergio…

Je dois le laisser partir.

Et pourtant je voudrais tellement l’écouter encore, l’observer!

Cet après midi j’ai pris une bouffée de fraicheur. J’ai ri…tellement! Je me suis émue… un peu. Je me suis laissée entraîner…beaucoup, hors des sentiers battus…

J’ai été en compagnie d’un personnage complexe à la naïveté d’un Forest Gump saupoudré d ‘une pointe de mystère à la Antony Hopkins, le tout émaillé de la magie d’un Fellini qui aurait pu lui prêter la célèbre réplique de Guido Anselmi dans son film Huit et demi: “Mais qu’est ce que c’est que cet éclair de joie qui me fait trembler, me redonne force et vie?…

L’enchantement de Sergio a opéré.

Pendant l’interview il a tenu sous contrôle sa fougue… peut-être pour ne pas me déplaire?… Aucun risque, il peut compter sur son sourire accrocheur! Mais le vrai charme de Sergio Falchi n’est pas là, elle se trouve dans sa fragilité couplée à sa vivacité, une personnalité brillante qui m’a convaincue.

Je suis devenue fan du pur sang!

Christine Lauret

Le shooting de la semaine vous présentera Sergio en action.

Découvrez le jeune réalisateur Sergio Falchi à travers son oeuvre que vous trouverez sur suo sito, mais aussi sur Youtube avec son court métrage Flamingos.

Vous pouvez découvrir quelque chose en plus sur “Senza te” (Without you), le second film de Sergio Falchi avec Giampaolo Loddo, Teodora Puggioni e Laura Mura. Vous pouvez le supporter et voir son film en avant première : vedete il film in anteprima privata.

https://www.facebook.com/sergio.falchi.35

https://www.instagram.com/sergio_falchi/

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